Publié le 23.07.2025
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8 min lecture
Stagiaire, alternant, apprenti : ont-ils droit aux titres resto ?

Le titre‑restaurant n’est pas obligatoire dans une entreprise, mais dès qu’il existe, la loi impose de traiter tous les collaborateurs de manière égale. Stagiaires, alternants et apprentis se posent donc légitimement la question : peuvent‑ils profiter, eux aussi, de cet avantage qui améliore le pouvoir d’achat et reste exonéré de charges pour l’employeur ? On répond à toutes vos questions juste ici.
Que dit la loi sur les titres-restaurant ?
Le titre‑restaurant n’est pas un avantage obligatoire : aucune entreprise n’est tenue d’en attribuer. En revanche, dès qu’un dispositif est mis en place, l’employeur doit respecter le principe d’égalité de traitement entre tous les collaborateurs placés dans une situation comparable (CDI, CDD, temps partiel… et stagiaires).
Stagiaires : l’article L124‑13 du Code de l’éducation fait foi
La loi est explicite : « Le stagiaire a accès au restaurant d’entreprise ou aux titres‑restaurant prévus à l’article L.3262‑1 du Code du travail, dans les mêmes conditions que les salariés de l’organisme d’accueil. ».
💡 Concrètement, si vos salariés perçoivent des titres‑restaurant, vos stagiaires rémunérés y ont droit aussi, quel que soit le niveau de gratification, dès lors que leurs horaires incluent la pause repas.
Alternants & apprentis : un statut salarié donc ils ont les mêmes droits
L’alternant (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) signe un contrat de travail : il est donc salarié de plein droit et doit bénéficier des titres‑restaurant dans les mêmes conditions que les autres salariés lorsque le dispositif existe. Seules des règles internes (ex. jours de formation au centre, seuils d’éligibilité) peuvent moduler l’attribution, à condition de rester objectives et justifiables.
Rappels pratiques pour être conforme
- 1 titre par jour de travail avec pause repas, quelle que soit la nature du contrat.
- Participation patronale entre 50 % et 60 % de la valeur faciale pour bénéficier du régime social favorable.
- Exonération URSSAF jusqu’à 7,26 € par titre (plafond 2025) ; au‑delà, la fraction excédentaire est soumise à cotisations.
- Ces paramètres doivent figurer (ou être rappelés) dans votre politique interne, votre convention de stage ou vos contrats d’alternance.
En résumé : pas d’obligation de proposer des titres‑restaurant… mais si vous le faites, stagiaires, alternants et apprentis doivent être traités comme les autres salariés, sous réserve de respecter les règles de financement et d’usage prévues par le Code du travail.
Le stagiaire a-t-il droit aux tickets restaurant ?
Oui… mais seulement si certaines conditions sont réunies. Tout dépend du statut financier du stage et du dispositif existant dans l’entreprise.
1. Stagiaire rémunéré : droit aux titres‑restaurant
Dès qu’un stagiaire perçoit la gratification minimale (4,35 € / h en 2025) et que l’entreprise distribue déjà des titres‑restaurant à ses salariés, elle doit lui appliquer exactement les mêmes règles : un titre par jour de présence avec pause, participation patronale entre 50 % et 60 %, plafond de 25 € par jour, etc.
Cette exigence s’appuie sur l’article L124‑13 du Code de l’éducation, qui garantit au stagiaire l’accès aux mêmes avantages que les salariés, dont le restaurant d’entreprise et les titres‑restaurant.
2. Stagiaire non rémunéré : pas d’obligation légale
Lorsqu’un stage dure moins de deux mois (ou que la gratification est inférieure au seuil légal), l’employeur n’est pas tenu de fournir des titres‑restaurant, le stagiaire n’étant pas assimilé à un salarié pour la paie, l’égalité de traitement ne s’applique pas automatiquement.
Beaucoup d’entreprises choisissent néanmoins d’offrir les titres à titre de geste d’accueil, ou ouvrent simplement l’accès au self d’entreprise.
3. Stage court ou d’observation : très rarement concernés (parce que pas de salaire)
Les stages d’une semaine au collège ou les immersions de quelques jours n’incluent pas toujours de pause‑repas classique, les titres‑restaurant sont donc rarement octroyés. L’entreprise peut proposer un repas gratuit au self ou laisser le jeune emporter son déjeuner.
4. Autre option : leur donner accès au restaurant d’entreprise
Rien n’oblige à distribuer des chèques ou une carte : l’entreprise peut préférer offrir l’accès au restaurant d’entreprise. Si les salariés ont le choix entre cantine et titres‑restaurant, le stagiaire peut opter pour l’une ou l’autre solution, toujours au même tarif subventionné.
En pratique, vérifiez votre convention de stage : elle doit lister les avantages accordés (titres‑restaurant, cantine, indemnité repas). Sans mention, le stagiaire n’aura aucune base pour revendiquer un ticket‑restaurant.
Les alternants et apprentis peuvent-ils en bénéficier ?
Oui. Parce qu’ils signent un contrat de travail, les alternants (contrat de professionnalisation) comme les apprentis (contrat d’apprentissage) sont salariés à part entière. Ils ont donc automatiquement droit aux titres‑restaurant dès lors que l’entreprise en attribue à son personnel.
- Le principe d’égalité de traitement impose de leur appliquer exactement les mêmes règles : un titre par jour de présence avec pause‑repas, participation patronale entre 50 % et 60 %, plafond de 25 € par jour.
- Le droit demeure même les jours de formation au CFA : tant que le contrat est actif, l’avantage s’applique. L’employeur peut seulement suspendre l’attribution si la journée ne comporte aucune pause‑repas.
- Ils cumulent salaire, exonérations sociales propres aux contrats d’alternance et titres‑restaurant (exonérés de charges jusqu’à 7,26 € en 2025).
- Aucune différence n’existe entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation : la règle est identique dans les deux cas.
En pratique, il suffit d’ajouter l’alternant ou l’apprenti à la commande mensuelle (ou de l’activer dans la solution dématérialisée) pour qu’il reçoive ses titres comme ses collègues.
Pour aller plus loin : Droit aux titres restaurant des apprentis et jour d’école.
Comment fonctionnent les titres restaurant ?
Depuis le 1ᵉʳ octobre 2022, vous pouvez payer jusqu’à 25 € par jour et par personne en titres‑restaurant, carte, application ou chèques papier. Au‑delà de ce plafond légal, le terminal bloque automatiquement le paiement.
Ils sont utilisables du lundi au samedi : restaurants sur place ou à emporter, supermarchés, traiteurs, plateformes de livraison… Le dimanche et les jours fériés restent interdits, sauf pour les salariés qui travaillent effectivement ces jours‑là et dont l’employeur a activé la dérogation.
Trois formats possibles :
- Carte prépayée (Swile, Edenred, Up, Openeat…) : paiement précis au centime près, solde consultable, blocage à distance.
- Chèques papier : encore valables mais voués à disparaître d’ici 2027 ; ils ne rendent jamais la monnaie.
- Application 100 % dématérialisée (comme Openeat) : vous payez avec votre CB habituelle, l’app détecte l’achat alimentaire et vous rembourse la part employeur sans délai.
Pour un comparatif complet carte / papier / app, lisez : Carte ticket‑restaurant : avantages et inconvénients.
💡 Retenez trois chiffres : 25 €, lundi‑samedi, 50% à 60 % de participation employeur. Respectez‑les et vos titres‑restaurant seront exonérés de charges sociales jusqu'à 7,26 €. Avec Openeat, c'est automatique, vous n'avez rien à faire.
Participation de l’employeur et financement
Dans tout dispositif titres‑restaurant, l’entreprise doit financer entre 50 % et 60 % de la valeur faciale ; cette part patronale reste exonérée de cotisations sociales tant qu’elle ne dépasse pas 7,26 € par titre en 2025 et que les règles d’usage (un titre par jour travaillé, plafond de 25 € du lundi au samedi, etc.) sont respectées.
Pour les stagiaires, l’attribution demeure facultative : si l’employeur décide de leur verser des titres‑restaurant, il fixe librement la participation (souvent 100 % afin d’éviter un prélèvement sur une gratification déjà modeste). À l’inverse, alternants et apprentis, salariés à part entière, doivent bénéficier du même financement que leurs collègues, sans aucune distinction.
Les solutions dématérialisées telles qu’Openeat simplifient la gestion : aucun carnet papier ni carte à produire ; l’employeur crédite directement sa part via l’application, peut choisir de ne pas prélever la contribution salariale et profite d’une administration sans stocks ni titres périmés, un modèle plébiscité par 78 % des utilisateurs selon le Baromètre 2025.
Pour approfondir, vous pouvez aussi lire nos articles suivants :
Déployez vos titres restaurant en 24 h seulement.
Sans prélèvement sur salaire, sans carte ni chèques, et acceptés partout.
4.9 / 5

On répond à toutes vos questions
Tout ce que vous voulez savoir sur Openeat et le titre restaurant, c'est ici.
Peut-on avoir des titres restaurant dans la fonction publique ?
La réponse est oui !
Openeat est d'ailleurs une solution de titres restaurant très appréciée du secteur public pour plusieurs raisons :
- Un déploiement simplifié : notre solution sans carte et sans chèques simplifie la gestion et le déploiement des titres.
- Pas de prélèvement sur salaire : c'est l'objection numéro des salariés qui ne souhaitent pas bénéficier de titres. Avec Openeat, vous n'êtes plus prélevé sur votre salaire.
- C'est accepté partout : les agents situés en zones rurales (où les titres classiques sont moins bien acceptés) peuvent en profiter tout autant que ceux situés en zones urbaines. Openeat, c'est la seule solution de titres restaurant acceptée partout.
Quelques unes des collectivités qui ont équipé leurs agents avec Openeat :
Toutes les réponses à vos questions sont ici :
Est-ce que je dois toujours payer avec mon téléphone ?
Pas du tout !
Pour profiter des titres restaurant Openeat, vous n'avez rien à changer. Vous payez vos dépenses alimentaires comme vous le faites d'habitude, avec votre carte bancaire. Pour être remboursé, vous avez deux options :
- Le remboursement automatique. Il faut juste connecter Openeat à votre compte bancaire en 5 minutes. Et vous n'avez plus rien à faire. Openeat détecte les dépenses alimentaires et vous rembourse automatiquement de la part employeur.
- Le remboursement manuel. Vous devez simplement scanner votre ticket de CB une fois la dépense effectuée. Et voilà, vous êtes remboursé de la part employeur.
Est-ce qu'Openeat a accès à mes relevés bancaires pour me rembourser ?
La réponse est non !
Le traitement des transactions éligibles aux titres restaurant est réalisé par un tiers de confiance, Bridge, qui travaille également avec Qonto, PayFit ou encore la Banque Populaire. Ni Openeat ni votre employeur n'ont accès à vos relevés de comptes bancaires.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement d'Openeat et l'Open Banking, nous répondons à toutes vos questions juste ici :
Comment mettre en place des titres restaurant simplement ?
Pour les ressources humaines :
Vous voulez déployer vos titres restaurant mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique. Voici un guide très complet dédié aux ressources humaines qui répond à toutes vos questions techniques et vous accompagne de A à Z :
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/post/conditions-attribution-titres-restaurant
Pour les salariés :
Vous souhaitez que votre entreprise mette en place des titres restaurant pour vous et vos collègues ? Nous avons rédigé un court guide qui répond à vos questions principales sur le titre restaurant :
Est-ce que je peux utiliser mes titres restaurant au supermarché ?
La réponse est oui !
Légalement, vous pouvez utiliser vos titres restaurant dans tous les commerces alimentaires (épicerie, brasserie, restaurant traditionnels, et donc aussi les supermarchés) mais uniquement sur des produits alimentaires (directement consommables ou non).
💡 Attention, les commerces alimentaires n’ont pas d’obligation d’accepter le titres restaurant classiques (hors Openeat). Si des enseignes comme Aldi et Lidl les acceptent aujourd’hui, plus de 20 % des commerces alimentaires les refusent en raison de commissions trop élevées.
Toutes les réponses à vos questions sont ici :
Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?
La réponse est non !
L'employeur n’est pas obligé de donner des titres restaurant à ses salariés. Voici les obligations des employeurs :
- Si vous êtes une entreprise de plus de 25 salariés, vous devez soit mettre en place un espace de restauration pour vos salariés, avec des installations pour conserver, réfrigérer et réchauffer les aliments, ou proposer le fameux titre restaurant.
Toutes les réponses à vos questions sont ici : Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?
Comment sont financés les titres restaurant ?
Le titre restaurant est co-financé par le salarié et par l’employeur, qui doit prendre à sa charge 50 % à 60 % de sa valeur. Par exemple : pour un titre à 10 €, l'employeur doit s'acquitter de 5 € à 6 €, le salarié de 4 € à 5 €.
💡 Depuis le 1er janvier 2026, la contribution de l’employeur au financement des titres-restaurant peut être exonérée jusqu’à 7,32 € par titre.
Pour aller plus loin : Titres restaurant : comment calculer la part employeur ?
Comment faites-vous pour donner des titres sans prélèvement sur salaire ?
C’est tout simple. Openeat rembourse (automatiquement ou manuellement) la part employeur des dépenses alimentaires de vos salariés.
Par exemple :
- Disons que votre entreprise co-finance 10 € / jour de titres resto pour vos salariés à 50 %
- Si votre salarié achète le midi un sandwich à la boulangerie pour 10 €
- Il est remboursé de 5 € sur sa dépense par Openeat
Plus besoin de prélèvement sur la fiche de paie des salariés, la participation entreprise suffit pour rembourser les dépenses alimentaires.
💡 C'est en moyenne 100 € par mois et par salarié en plus sur la fiche de paie.
Comment faites-vous pour donner des titres sans carte ou chèques papiers ?
Openeat est une application qui rembourse les dépenses alimentaires de vos salariés de deux façons :
- Ou automatiquement, en connectant en 5 minutes leur compte bancaire à l’application Openeat.
- Ou en scannant leurs tickets de carte bancaire via l’application.
Plus besoin de cartes ou de papiers. C’est bon pour la planète et c’est aussi beaucoup de temps de gagné pour ressources humaines et les entreprises.
💡 D'ici à 2026, d’après la ministre chargée des petites et moyennes entreprises et du commerce, Olivia Grégoire, le titre restaurant dématérialisé deviendra obligatoire en France.
Nous répondons à toutes vos questions juste ici :
Déployez vos titres restaurant en 24 h seulement.
Sans cartes ni chèques
Sans prélèvement sur salaire
Acceptés dans tous les commerces alimentaires
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