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Déployez vos titres resto en 24 h seulement.

Sans prélèvement sur salaire, sans carte ni chèques et acceptés partout.

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Titre restaurant

Publié le 26.08.2025

8 min lecture

Comment fonctionne le titre‑restaurant ?

Le titre‑restaurant est un moyen de paiement cofinancé : l’employeur prend 50 % à 60 % de sa valeur, le salarié le reste. Utilisables jusqu’à 25 € par jour dans tous les restaurants et commerces alimentaires, il reste exonéré de charges tant que la part patronale ne dépasse pas 7,26 € par titre (2025). On fait le point sur le fonctionnement du titre restaurant !

Qu’est‑ce qu’un titre‑restaurant ?

Le titre‑restaurant est un titre spécial de paiement défini à l’article L3262‑1 du Code du travail : l’employeur remet un ticket (papier ou électronique) au salarié pour régler tout ou partie de son repas pendant la journée de travail. La Commission Nationale des Titres‑Restaurant (CNTR) encadre le dispositif, contrôle les émetteurs, les employeurs et les commerçants, puis veille au bon remboursement des titres acceptés par les restaurateurs ou les magasins alimentaires.

Historiquement délivré sous forme de chéquier, le titre‑restaurant existe aujourd’hui en carte à puce et, de plus en plus, en application mobile. La réforme annoncée en 2025 prévoit la dématérialisation totale d’ici fin 2026 / début 2027 : vos salariés disposeront alors d’un porte‑monnaie 100 % digital, rechargeable après chaque commande et utilisable chez tous les commerçants affiliés. L’objectif est de simplifier la gestion RH, réduire les frais de traitement et garantir un suivi en temps réel des plafonds (25 € par jour ouvré), des exonérations de cotisations et du remboursement automatique des commerçants.

À qui s’adresse le titre‑restaurant ?

Le titre‑restaurant est destiné aux salariés : article L3262‑1 du Code du travail le définit comme un moyen de paiement remis par l’employeur pour régler tout ou partie d’un repas pris au restaurant ou dans un commerce alimentaire. Sa mise à disposition reste facultative. L’entreprise n’y est tenue que si elle choisit ce dispositif pour faciliter la pause déjeuner.

Entreprises de moins de 50 salariés

Pour les structures de moins de 50 collaborateurs, l’attribution de tickets resto relève d’un choix purement volontaire : l’employeur peut décider d’augmenter le pouvoir d’achat de l’équipe en commandant des titres‑restaurant… ou préférer une cantine, un espace repas équipé, voire une prime déjeuner.

Entreprises de 50 salariés et plus

À compter de 50 salariés, la réglementation impose de proposer une solution de restauration : soit un espace de restauration interne conforme aux normes sanitaires, soit des titres‑restaurant. Si l’employeur retient ces derniers, il doit les distribuer selon des règles identiques à tous les salariés : CDI, CDD, intérim, apprentis, alternants, temps partiel, télétravailleurs… aucun ne peut être exclu.

Salariés concernés au quotidien

  • CDI / CDD / intérim : un titre par jour ouvré effectivement travaillé et couvrant la pause méridienne.
  • Apprentis et alternants : bénéficient des mêmes avantages que les autres salariés dès lors qu’ils sont en entreprise.
  • Télétravailleurs : lorsqu’ils travaillent à domicile, ils conservent leur droit aux titres‑restaurant si leurs conditions de travail sont équivalentes (principe d’égalité de traitement confirmé par le BOSS et les fiches Service‑Public).
  • Jours d’absence (congés, maladie, RTT, formation hors entreprise) : pas de ticket, car aucun repas n’est pris sur le temps de travail.
  • Règle du “un repas = un titre” : le salarié ne peut recevoir qu’un ticket par repas compris dans son horaire journalier.
💡 En pratique, l’employeur fixe le nombre de tickets dans la DUE (déclaration d’embauche) ou dans une note interne, puis commande les titres papier, carte ou appli. S’il respecte la participation patronale légale (50 %‑60 % de la valeur faciale) et le plafond d’exonération URSSAF (7,26 € par titre en 2025), ce coût est alors éxoneré de cotisations sociales.

Comment est‑il financé et chargé ?

Le titre‑restaurant est cofinancé : l’employeur prend obligatoirement entre 50 % et 60 % de sa valeur faciale, le reste (40‑50 %) est retenu sur le salaire net du bénéficiaire. Cette règle figure dans la notice Service‑Public et dans la doctrine URSSAF. Elle garantit à l’entreprise l’éligibilité au régime social de faveur.

La part patronale est exonérée de cotisations et contributions tant qu’elle ne dépasse pas 7,26 € par titre en 2025. Au‑delà, l’excédent est réintégré dans l’assiette de cotisations, l’URSSAF pourra le redresser en cas de contrôle. Ce plafond est mis à jour chaque 1ᵉʳ janvier et publié par la CNTR puis relayé par Bercy.

Chaque mois, l’employeur charge la carte ou le compte dématérialisé de chaque salarié du nombre de titres correspondant aux jours ouvrés réellement travaillés avec pause déjeuner (un titre par jour, article R3262‑7). On décompte donc congés, RTT, télétravail sans pause méridienne ou absences.

Prenons un exemple : 20 jours travaillés en juin  équivalent à 20 titres chargés x valeur faciale choisie = solde mensuel. La commande s’effectue via la plateforme de l’émetteur, puis le CNTR supervise le remboursement des commerçants.

💡 En pratique, la règle est inscrite dans la DUE ou une note de service. Le format (papier, carte, appli) ne change rien : la participation employeur, le plafond de 7,26 € et l’utilisation à 25 € par jour ouvré restent identiques, tout comme la validité des titres (année civile + deux mois) et la procédure de remboursement gérée par l’émetteur sous contrôle CNTR/URSSAF.

Comment l’utiliser ?

Vous pouvez régler vos repas (ou vos courses alimentaires) avec vos titres‑restaurant dans près de 240 000 points d’acceptation : restaurants, boulangeries, sandwicheries, charcuteries‑traiteurs, épiceries, primeurs et la plupart des supermarchés et hypermarchés.

Depuis la loi n° 2025‑56 du 21 janvier 2025, la dérogation qui devait s’arrêter fin 2024 est prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 : vous pouvez donc payer quasiment tous les produits alimentaires (hors alcool) en grande distribution avec votre carte ou vos chèques TR. Cette mesure vise à soutenir le pouvoir d’achat face à l’inflation.

Le plafond journalier reste fixé à 25 € (papier, carte ou appli) ; la caisse ou le terminal bloque automatiquement tout dépassement. Par défaut, les titres s’utilisent du lundi au samedi. Le dimanche ou les jours fériés, ils ne fonctionnent que si vous travaillez effectivement ces jours‑là et si l’employeur a demandé l’option auprès de l’émetteur ; sinon, la transaction est refusée.

En pratique, vérifiez simplement le logo “Titre‑Restaurant” à l’entrée ou, en caisse, le code marchand MCC 5814. Avec une carte dématérialisée (ou l’app Openeat), votre solde se met à jour en temps réel. Avec un chéquier papier, le rendu de monnaie n’est pas autorisé, et tout titre non consommé avant le 28 février de l’année suivante doit être échangé par l’employeur via l’émetteur.

Remboursement pour les commerçants

Pour être remboursé, le restaurateur ou le commerce alimentaire doit d’abord s’affilier auprès de la Commission Nationale des Titres‑Restaurant (CNTR). C’est elle qui délivre l’agrément, centralise les flux et suit chaque remboursement.

Titres papier : bordereau et délai de 21 jours

Les titres au format chéquier doivent être regroupés, comptés, puis envoyés avec un bordereau personnalisé (ou déposés dans un point de collecte) à l’émetteur. Le Code du travail fixe un délai maximal de 21 jours entre la remise des tickets et l’arrivée des fonds sur le compte du commerçant ; au‑delà, l’émetteur doit verser des pénalités.

Carte ou appli dématérialisée : virement sous 48 h

Lorsqu’un client règle avec une carte ou une application titre‑restaurant, la transaction passe par le TPE comme un paiement bancaire classique. Le commerçant n’a aucune manipulation à faire. Les fonds sont crédités automatiquement dans un délai moyen de 24 à 48 heures (selon le réseau Mastercard/Visa ou CONECS).

Relevés CNTR et commissions

Après chaque virement, la CNTR adresse un relevé détaillé pour faciliter la comptabilité : montant brut, frais techniques et commission de l’émetteur (généralement 3 % à 5 % sur la transaction, moins si le commerçant accepte un délai “lent” de 21 jours). Certaines solutions, comme Openeat, plafonnent cette commission à 1,5 % tout en maintenant un remboursement rapide, ce qui optimise la marge du point de vente.

Mise en place en entreprise

Mettre en place le ticket restaurant se fait en cinq temps très concrets pour les équipes RH / DAF.

  1. Décider et budgéter : calculez la valeur faciale (et donc le budget) en fonction du prix d’un déjeuner autour de vos locaux et de la participation employeur (50‑60 %). Cette première étape fixe le coût annuel et vérifie l’éligibilité à l’exonération URSSAF.
  2. Choisir un fournisseur : comparez les solutions (frais, support papier/carte/appli, réseau de commerçants, service client). Une solution dématérialisée comme Openeat réduit les délais de mise en route : l’entreprise peut déployer les titres en 24 h et suivre les charges en temps réel.
  3. Formaliser la décision :
    • Rédigez une DUE – décision unilatérale de l’employeur (ou un accord collectif) qui précise la valeur du titre, la part employeur, les bénéficiaires et la date d’effet.
    • Informer / consulter le CSE (ou CE) quand il existe. Le comité peut d’ailleurs cofinancer ou gérer lui‑même le dispositif.
  4. Paramétrer la paie et commander : intégrez la rubrique “titres‑restaurant” dans votre logiciel de paie, puis commandez les titres (ou créditez les comptes dématérialisés) chaque mois en fonction des jours travaillés. L’émetteur vous facture 100 % de la valeur, que vous comptabilisez immédiatement. La part salarié est ensuite prélevée sur le net.
  5. Communiquer aux salariés : envoyez une note interne ou un kit de bienvenue : montant par jour, participation employeur, règles d’usage (plafond 25 €, jours ouvrés), FAQ et contact support. Un lancement clair maximise l’adoption et limite les questions récurrentes.

Pour aller plus loin, les réponses à toutes vos questions sont sur l'article :

Règles & validité

Les titres‑restaurant sont valables sur l’année civile : du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre de l’année d’émission, plus une période de grâce jusqu’au 28 février de l’année suivante. Passé ce délai, l’employeur doit récupérer les titres papier non utilisés et les échanger auprès de l’émetteur. Il crédite alors la nouvelle série ou rembourse au salarié sa part de financement.

Même principe en cas de départ de l’entreprise : le collaborateur remet ses titres restants dans les 15 jours, l’employeur lui reverse la part salariale correspondante.

Voici les règles d’usage au quotidien :

  • Personnel et incessible : seul le salarié titulaire peut utiliser ses titres, les céder ou vendre serait une fraude (contrôles CNTR / URSSAF).
  • Pas de rendu de monnaie sur les chèques papier : avec la carte ou l’appli, le terminal débite le montant exact dans la limite du plafond journalier de 25 €.
  • Jours ouvrés (lundi‑samedi) uniquement, sauf si le salarié travaille effectivement le dimanche ou un jour férié et que l’employeur a activé l’option auprès de l’émetteur.
  • Zone géographique : utilisation autorisée dans le département du lieu de travail et les départements limitrophes. Au‑delà, seulement lors de déplacements professionnels ou si l’employeur l’a prévu dans la DUE.

En respectant ces règles de validité et d’usage, l’employeur conserve l’exonération de cotisations sur sa participation, et le salarié profite sereinement de son avantage repas, quel que soit le format choisi (papier, carte ou solution 100 % dématérialisée comme Openeat).

Pour aller plus loin, les réponses à toutes vos questions sont sur l'article :

Baromètre annuel du titre restaurant 2025

Tout ce que vous devez savoir sur les Français, les entreprises et le titre restaurant en 2025.

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Déployez vos titres restaurant en 24 h seulement.

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Des avantages justes pour le bien-être financier de vos salariés et de vos entreprise.

On répond à toutes vos questions

Tout ce que vous voulez savoir sur Openeat et le titre restaurant, c'est ici.

Peut-on avoir des titres restaurant dans la fonction publique ?

La réponse est oui !

Openeat est d'ailleurs une solution de titres restaurant très appréciée du secteur public pour plusieurs raisons :

  • Un déploiement simplifié : notre solution sans carte et sans chèques simplifie la gestion et le déploiement des titres.
  • Pas de prélèvement sur salaire : c'est l'objection numéro des salariés qui ne souhaitent pas bénéficier de titres. Avec Openeat, vous n'êtes plus prélevé sur votre salaire.
  • C'est accepté partout : les agents situés en zones rurales (où les titres classiques sont moins bien acceptés) peuvent en profiter tout autant que ceux situés en zones urbaines. Openeat, c'est la seule solution de titres restaurant acceptée partout.

Quelques unes des collectivités qui ont équipé leurs agents avec Openeat :

Toutes les réponses à vos questions sont ici :

Est-ce que je dois toujours payer avec mon téléphone ?

Pas du tout !

Pour profiter des titres restaurant Openeat, vous n'avez rien à changer. Vous payez vos dépenses alimentaires comme vous le faites d'habitude, avec votre carte bancaire. Pour être remboursé, vous avez deux options :

  • Le remboursement automatique. Il faut juste connecter Openeat à votre compte bancaire en 5 minutes. Et vous n'avez plus rien à faire. Openeat détecte les dépenses alimentaires et vous rembourse automatiquement de la part employeur.
  • Le remboursement manuel. Vous devez simplement scanner votre ticket de CB une fois la dépense effectuée. Et voilà, vous êtes remboursé de la part employeur.

Est-ce qu'Openeat a accès à mes relevés bancaires pour me rembourser ?

La réponse est non !

Le traitement des transactions éligibles aux titres restaurant est réalisé par un tiers de confiance, Bridge, qui travaille également avec Qonto, PayFit ou encore la Banque Populaire. Ni Openeat ni votre employeur n'ont accès à vos relevés de comptes bancaires.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement d'Openeat et l'Open Banking, nous répondons à toutes vos questions juste ici :

Comment mettre en place des titres restaurant simplement ?

Pour les ressources humaines :

Vous voulez déployer vos titres restaurant mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique. Voici un guide très complet dédié aux ressources humaines qui répond à toutes vos questions techniques et vous accompagne de A à Z :

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Pour les salariés :

Vous souhaitez que votre entreprise mette en place des titres restaurant pour vous et vos collègues ? Nous avons rédigé un court guide qui répond à vos questions principales sur le titre restaurant :

Est-ce que je peux utiliser mes titres restaurant au supermarché ?

La réponse est oui !

Légalement, vous pouvez utiliser vos titres restaurant dans tous les commerces alimentaires (épicerie, brasserie, restaurant traditionnels, et donc aussi les supermarchés) mais uniquement sur des produits alimentaires (directement consommables ou non).

💡 Attention, les commerces alimentaires n’ont pas d’obligation d’accepter le titres restaurant classiques (hors Openeat). Si des enseignes comme Aldi et Lidl les acceptent aujourd’hui, plus de 20 % des commerces alimentaires les refusent en raison de commissions trop élevées.

Toutes les réponses à vos questions sont ici :

Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?

La réponse est non !

L'employeur n’est pas obligé de donner des titres restaurant à ses salariés. Voici les obligations des employeurs :

  • Si vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, rien ne vous oblige à donner des titres restaurant à vos salariés. C’est un choix qui vous appartient ;
  • Si vous êtes une entreprise de plus de 50 salariés, vous devez soit mettre en place un espace de restauration pour vos salariés, avec des installations pour conserver, réfrigérer et réchauffer les aliments, ou proposer le fameux titre restaurant.

Toutes les réponses à vos questions sont ici : Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?

Comment sont financés les titres restaurant ?

Le titre restaurant est co-financé par le salarié et par l’employeur, qui doit prendre à sa charge 50 % à 60 % de sa valeur. Par exemple : pour un titre à 10 €, l'employeur doit s'acquitter de 5 € à 6 €, le salarié de 4 € à 5 €.

💡 Depuis le 1er janvier 2025, la contribution de l’employeur au financement des titres-restaurant peut être exonérée jusqu’à 7,26 € par titre.

Pour aller plus loin : Titres restaurant : comment calculer la part employeur ?

Comment faites-vous pour donner des titres sans prélèvement sur salaire ?

C’est tout simple. Openeat rembourse (automatiquement ou manuellement) la part employeur des dépenses alimentaires de vos salariés.

Par exemple :

  • Disons que votre entreprise co-finance 10 € / jour de titres resto pour vos salariés à50 %
  • Si votre salarié achète le midi un sandwich à la boulangerie pour 10 €
  • Il est remboursé de 5 € sur sa dépense par Openeat

Plus besoin de prélèvement sur la fiche de paie des salariés, la participation entreprise suffit pour rembourser les dépenses alimentaires.

💡 C'est en moyenne 108 € par mois et par salarié en plus sur la fiche de paie.

Comment faites-vous pour donner des titres sans carte ou chèques papiers ?

Openeat est une application qui rembourse les dépenses alimentaires de vos salariés de deux façons :

  • Ou automatiquement, en connectant en 5 minutes leur compte bancaire à l’application Openeat.
  • Ou en scannant leurs tickets de carte bancaire via l’application.

Plus besoin de cartes ou de papiers. C’est bon pour la planète et c’est aussi beaucoup de temps de gagné pour ressources humaines et les entreprises.

💡 D'ici à 2026, d’après la ministre chargée des petites et moyennes entreprises et du commerce, Olivia Grégoire, le titre restaurant dématérialisé deviendra obligatoire en France.

Nous répondons à toutes vos questions juste ici :

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