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Titre restaurant

Publié le 23.07.2025

8 min lecture

Combien d’heures faut-il travailler pour avoir un titre‑restaurant ?

En réalité, aucune durée minimale n’est inscrite dans la loi : le droit au titres‑resto naît dès qu’un repas est compris dans votre horaire de travail. Autrement dit : pause‑déjeuner oui ? Titre‑restaurant oui ? Pause absente ? Non ? Aucun titre, même après quatre heures de travail ? On répond à toutes vos questions jusqu’ici.

Que dit la loi ?

Le Code du travail et l'article R3262‑7

Le Code du travail -via l'article R3262‑7- ne fixe aucun nombre d’heures minimum, il pose simplement un principe : “ Un même salarié ne peut recevoir qu’un titre‑restaurant par repas compris dans son horaire de travail journalier. ”

Autrement dit, le droit naît dès qu’un repas (déjeuner ou dîner) figure dans la journée de travail. S’il y a deux repas (par exemple, équipe de 12 h), l’employeur peut attribuer deux titres. Inversement, un horaire continu de 8 h à 12 h n’ouvre aucun droit, même si quatre heures ont été travaillées.

Une pause déjeuner dans le temps de travail

La clé n’est donc pas la durée, mais la présence d’une véritable pause‑repas à l’intérieur de l’horaire journalier.

Qu’il s’agisse d’un temps plein, d’un temps partiel l’après‑midi ou d’une nuit fractionnée, le salarié obtient un titre‑restaurant dès qu'il a une pause pour manger.

À l’inverse, sans pause (ou en cas d’absence : congé, RTT, maladie), aucun titre n’est dû.

Les seuils internes les plus souvent appliqués

3 – 4 heures consécutives : la pratique RH la plus courante

En l’absence de quota légal, beaucoup d’entreprises s’appuient sur un seuil interne de 3 ou 4 heures successives couvrant la pause‑déjeuner : si le salarié effectue au moins ce bloc horaire, il reçoit un titre‑restaurant. Cette règle pragmatique s’est imposée parce qu’elle colle aux situations de temps partiel.

💡 D’ailleurs, une journée de quatre heures de 11:00 à 15:00 peut donner droit au titre, tout comme une journée de huit heures.

Les règles internes vs la jurisprudence

Fixer un seuil maison est possible, mais il doit rester objectif et non discriminatoire : le Code du travail impose l’égalité de traitement, et la jurisprudence sanctionne toute différence injustifiée entre salariés comparables. Vos critères (nombre d’heures, présence de la pause, statut temps plein/partiel) doivent donc être clairement inscrits dans une note de service ou votre accord d’entreprise et appliqués à tous de la même façon, sinon, le salarié écarté pourrait exiger un rappel de titres‑restaurant devant le juge.

Les cas particuliers

Travail à temps-partiel

Un contrat à temps partiel n’ampute pas les droits : dès qu’un horaire couvre la pause‑déjeuner, l’employeur doit remettre un titre‑restaurant par jour travaillé, exactement comme pour un temps plein. Aucune réduction proportionnelle n’est prévue par le Code du travail.

Pour aller plus loin : Salariés à temps partiel : ont-t-il droit aux titres-restaurant ?

Télétravail

Même règle qu’au bureau : si la journée en télétravail inclut une pause‑repas, le salarié touche un titre. Un avantage ne peut être retiré au motif du lieu d’exécution du contrat.

Pour aller plus loin : Devez-vous aussi verser des titres restaurant aux salariés en télétravail ?

Demi‑journée (matin ou après‑midi)

Si le salarié travaille uniquement le matin (8:00 ‑ 12:00) ou uniquement l’après‑midi (14:00 ‑ 18 :00) sans pause‑repas dans la journée, il n’a pas droit au titres‑restaurant. À l’inverse, un créneau de quatre heures couvrant midi (10:00 ‑14:00) ouvre droit au titre.

Fonction publique, intérim, stagiaire

  • Fonction publique : depuis la loi Sapin 2001, les agents (titulaires ou contractuels) peuvent recevoir des titres‑restaurant.
  • Intérim : le salarié intérimaire bénéficie des mêmes avantages que les permanents de l’entreprise, sous réserve de la pause‑repas !
  • Stagiaire : s’il est gratifié et que les salariés reçoivent des titres, le stagiaire y a aussi droit, sinon, l’attribution reste facultative pour l’employeur.
💡 En résumé, le critère central reste la pause‑repas incluse dans l’horaire journalier, quel que soit le statut (temps partiel, télétravail, intérim, fonction publique ou stage).

Ce qui n’est pas nécessaire

Pas de nombre minimum d’heures légal

Le Code du travail ne fixe aucun seuil horaire : deux, trois ou huit heures, la durée importe peu tant qu’une réelle pause‑repas figure dans l’horaire journalier. C’est la présence du repas, et non la quantité d’heures, qui déclenche le droit au titre‑restaurant.

Statut de salarié (CDI, CDD, stagiaire…)

Contrat à durée indéterminée, CDD, intérim, alternance, stage gratifié… le type de contrat n’entre pas en ligne de compte. Dès que l’avantage existe et que la journée comprend un repas, tous les collaborateurs concernés doivent être traités à l’identique, principe d’égalité oblige.

Pas de lien entre montant du titre et heures

La valeur faciale (et donc la participation employeur) ne varie pas selon le nombre d’heures travaillées. Un salarié à temps partiel perçoit un titre de même montant qu’un temps plein, tant qu’il respecte la règle “1 jour travaillé avec pause = 1 titre”.

Bonnes pratiques pour entreprise

Rédiger une politique RH claire

Commencez par formaliser un document de référence unique (note de service, accord d’entreprise ou annexe au règlement intérieur). Il doit contenir :

  • Le périmètre des bénéficiaires (CDI, CDD, intérim, alternants, stagiaires gratifiés, dirigeants assimilés salariés).
  • La règle d’attribution : “1 titre‑restaurant par jour travaillé incluant une pause‑repas”, avec rappel explicite des exclusions (congé, RTT, demi‑journée sans pause, maladie, télétravail sans coupure).
  • Le format retenu (carte rechargeable, appli dématérialisée, chéquier papier le temps de la transition) et la valeur faciale.
  • Le mode de financement : part employeur comprise entre 50 % et 60 % + éventuel renoncement au prélèvement salarial (solution plébiscitée par les collaborateurs).
  • Le calendrier de distribution : rechargement automatique au 1ᵉʳ du mois pour le mois écoulé ou au 25 pour le mois en cours, selon votre organisation paie.

Diffusez ce document à l’embauche, intégrez‑le à votre livret d’accueil et mettez‑le à jour à chaque revalorisation du plafond URSSAF.

Tracer les horaires sans faille

Une politique solide ne suffit pas, il faut des preuves horodatées :

  1. Pointage badge ou application de temps : enregistrez l’arrivée, le départ et la coupure repas.
  2. Télétravail : exigez la déclaration des pauses dans l’outil de time‑tracking ou dans Teams / Slack.
  3. Exports mensuels : remontez automatiquement les journées réellement travaillées à la paie pour calculer le nombre exact de titres.
  4. Archivage minimum trois ans : la durée légale de contrôle URSSAF, stockez les journaux de pointage et le registre d’attribution dans un dossier partagé ou un coffre‑fort numérique.

Cette traçabilité prouve que la distribution est proportionnelle aux jours ouvrés et protège l’entreprise contre les rappels.

Éviter le redressement URSSAF

Les contrôles ciblent essentiellement : sur‑dotation, non‑respect du plafond patronal et inégalité de traitement. Pour les prévenir :

  • Vérifiez chaque mois l’alignement entre jours travaillés et titres délivrés, corrigez immédiatement les absences ajoutées après clôture.
  • Respectez le plafond patronal d’exonération (7,32 € en 2026) et restez strictement dans la fourchette 50‑60 %.
  • Conservez les factures de l’émetteur et les relevés de recharge : ils matérialisent la dépense sociale et son assiette exonérée.
  • Faites un audit interne annuel (ou trimestriel pour les structures multi‑sites) : comptabilisez un échantillon de salariés, vérifiez heures, absences, titres attribués et pièces justificatives.

Un contrôle se passe alors comme une formalité : vous produisez la politique RH, les états de présence, les factures d’achat de titres et le récapitulatif des montants financés, rien à redire.

💡 Openeat simplifie encore ces étapes : le logiciel croise directement les plannings validés avec les règles d’attribution, crédite la part employeur sans manipulation de carte ou de chèque, et génère un journal de distribution que vous pouvez remettre tel quel à l’URSSAF.

Baromètre annuel du titre restaurant 2025

Tout ce que vous devez savoir sur les Français, les entreprises et le titre restaurant en 2025.

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Des avantages justes pour le bien-être financier de vos salariés et de vos entreprise.

On répond à toutes vos questions

Tout ce que vous voulez savoir sur Openeat et le titre restaurant, c'est ici.

Peut-on avoir des titres restaurant dans la fonction publique ?

La réponse est oui !

Openeat est d'ailleurs une solution de titres restaurant très appréciée du secteur public pour plusieurs raisons :

  • Un déploiement simplifié : notre solution sans carte et sans chèques simplifie la gestion et le déploiement des titres.
  • Pas de prélèvement sur salaire : c'est l'objection numéro des salariés qui ne souhaitent pas bénéficier de titres. Avec Openeat, vous n'êtes plus prélevé sur votre salaire.
  • C'est accepté partout : les agents situés en zones rurales (où les titres classiques sont moins bien acceptés) peuvent en profiter tout autant que ceux situés en zones urbaines. Openeat, c'est la seule solution de titres restaurant acceptée partout.

Quelques unes des collectivités qui ont équipé leurs agents avec Openeat :

Toutes les réponses à vos questions sont ici :

Est-ce que je dois toujours payer avec mon téléphone ?

Pas du tout !

Pour profiter des titres restaurant Openeat, vous n'avez rien à changer. Vous payez vos dépenses alimentaires comme vous le faites d'habitude, avec votre carte bancaire. Pour être remboursé, vous avez deux options :

  • Le remboursement automatique. Il faut juste connecter Openeat à votre compte bancaire en 5 minutes. Et vous n'avez plus rien à faire. Openeat détecte les dépenses alimentaires et vous rembourse automatiquement de la part employeur.
  • Le remboursement manuel. Vous devez simplement scanner votre ticket de CB une fois la dépense effectuée. Et voilà, vous êtes remboursé de la part employeur.

Est-ce qu'Openeat a accès à mes relevés bancaires pour me rembourser ?

La réponse est non !

Le traitement des transactions éligibles aux titres restaurant est réalisé par un tiers de confiance, Bridge, qui travaille également avec Qonto, PayFit ou encore la Banque Populaire. Ni Openeat ni votre employeur n'ont accès à vos relevés de comptes bancaires.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement d'Openeat et l'Open Banking, nous répondons à toutes vos questions juste ici :

Comment mettre en place des titres restaurant simplement ?

Pour les ressources humaines :

Vous voulez déployer vos titres restaurant mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique. Voici un guide très complet dédié aux ressources humaines qui répond à toutes vos questions techniques et vous accompagne de A à Z :

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Pour les salariés :

Vous souhaitez que votre entreprise mette en place des titres restaurant pour vous et vos collègues ? Nous avons rédigé un court guide qui répond à vos questions principales sur le titre restaurant :

Est-ce que je peux utiliser mes titres restaurant au supermarché ?

La réponse est oui !

Légalement, vous pouvez utiliser vos titres restaurant dans tous les commerces alimentaires (épicerie, brasserie, restaurant traditionnels, et donc aussi les supermarchés) mais uniquement sur des produits alimentaires (directement consommables ou non).

💡 Attention, les commerces alimentaires n’ont pas d’obligation d’accepter le titres restaurant classiques (hors Openeat). Si des enseignes comme Aldi et Lidl les acceptent aujourd’hui, plus de 20 % des commerces alimentaires les refusent en raison de commissions trop élevées.

Toutes les réponses à vos questions sont ici :

Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?

La réponse est non !

L'employeur n’est pas obligé de donner des titres restaurant à ses salariés. Voici les obligations des employeurs :

  • Si vous êtes une entreprise de plus de 25 salariés, vous devez soit mettre en place un espace de restauration pour vos salariés, avec des installations pour conserver, réfrigérer et réchauffer les aliments, ou proposer le fameux titre restaurant.

Toutes les réponses à vos questions sont ici : Les titres restaurant sont-ils obligatoires ?

Comment sont financés les titres restaurant ?

Le titre restaurant est co-financé par le salarié et par l’employeur, qui doit prendre à sa charge 50 % à 60 % de sa valeur. Par exemple : pour un titre à 10 €, l'employeur doit s'acquitter de 5 € à 6 €, le salarié de 4 € à 5 €.

💡 Depuis le 1er janvier 2026, la contribution de l’employeur au financement des titres-restaurant peut être exonérée jusqu’à 7,32 € par titre.

Pour aller plus loin : Titres restaurant : comment calculer la part employeur ?

Comment faites-vous pour donner des titres sans prélèvement sur salaire ?

C’est tout simple. Openeat rembourse (automatiquement ou manuellement) la part employeur des dépenses alimentaires de vos salariés.

Par exemple :

  • Disons que votre entreprise co-finance 10 € / jour de titres resto pour vos salariés à50 %
  • Si votre salarié achète le midi un sandwich à la boulangerie pour 10 €
  • Il est remboursé de 5 € sur sa dépense par Openeat

Plus besoin de prélèvement sur la fiche de paie des salariés, la participation entreprise suffit pour rembourser les dépenses alimentaires.

💡 C'est en moyenne 108 € par mois et par salarié en plus sur la fiche de paie.

Comment faites-vous pour donner des titres sans carte ou chèques papiers ?

Openeat est une application qui rembourse les dépenses alimentaires de vos salariés de deux façons :

  • Ou automatiquement, en connectant en 5 minutes leur compte bancaire à l’application Openeat.
  • Ou en scannant leurs tickets de carte bancaire via l’application.

Plus besoin de cartes ou de papiers. C’est bon pour la planète et c’est aussi beaucoup de temps de gagné pour ressources humaines et les entreprises.

💡 D'ici à 2026, d’après la ministre chargée des petites et moyennes entreprises et du commerce, Olivia Grégoire, le titre restaurant dématérialisé deviendra obligatoire en France.

Nous répondons à toutes vos questions juste ici :

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